SYSMIN

Le programme SYSMIN, programme le plus important en volume financier (35 M Euros), dont la convention de financement a été signée le 15 juillet 2003, se déclinait en trois composantes opérationnelles, coordonnées par une Cellule de Pilotage et de Gestion (CPG) : (i) appui institutionnel, (ii) réhabilitations environnementales et (iii) actions sociales.

Composante Appui Institutionnel. Cette composante visait globalement à augmenter et rentabiliser les ressources de l'Etat dérivant de manière directe ou indirecte de l'activité minière. Les actions suivantes ont été menées au cours de l’année 2008 :

En ce qui concerne l’appui à l’administration :

  • les formations ont été évaluées par un expert indépendant, l'administration a été invitée à prendre en compte les indications afin de pérenniser les acquis des formations ;
  • les fournitures du Laboratoire de la Direction Générale des Mines et de la Géologie (DGMG) ont été livrées ;
  • tout le matériel informatique de la DGMG, les équipements de prospection de la Direction de la Géologie et de la Recherche Minière (DGRM) ont été livrés. A noter que pour les équipements de l’appui à l’artisanat, une partie n’a pu être livrée par les fournisseurs. Il est envisagé la mise en œuvre d’un DP 2 pour boucler les achats.

Les études sur le guichet unique minier et les aspects santé sur le site de la Comilog ont démarré après des multiples difficultés, ils constituent une chance importante pour le gouvernement gabonais d'améliorer la bonne gouvernance du secteur.

S’agissant de la constitution d’une base géologique et minière :

  • l’ensemble des activités sur le terrain sont terminées en juillet 2009, l'élaboration des cartes et des rapports est en cours et plusieurs données ont déjà été validées par l'expert indépendant Sofreco ;
  • Le séminaire de présentation du potentiel minier du Gabon est fixé pour le mois de novembre 2009 (23-24).

Composante réhabilitations environnementales : Cette composante vise globalement à soutenir les deux entreprises minières dans la gestion des questions environnementales (COMUF pour la réhabilitation du site industriel et COMILOG pour la mise en place d'un système de gestion de l’environnement et une étude environnementale de la rivière Moulili) et dans la réalisation des sondages à Bangombé et Okouma.

Les retards pris dans les travaux de sondages ont entraîné deux reports de date de fin des travaux et de surveillance, d’abord pour décembre 2008 puis récemment pour le 28 février 2009 avec une prolongation et un morcellement du contrat de service/évaluation du gisement.

Pour ce qui est de l’étude ORTEC, le rapport final validé par l’administration est sorti. On peut constater que la réhabilitation totale de la Moulili est plus que rentable pour la SIM de la COMILOG. Malgré l'approbation officielle de ce rapport en 2008, peu d'avancées dans la mise en place de la réhabilitation de la rivière ont été constatées.

L'étude santé dans le site de Moanda, qui devrait permettre à la COMILOG de disposer d'outils pour la définition de son plan d’action environnemental, a été attribuée au bureau d'étude AEDES. La société civile et les autorités locales ont été conviées aux réunions de préparation et tous les efforts sont déployés pour assurer une totale transparence vis-à-vis des populations.

Composante actions sociales : Cette composante regroupe trois volets qui ont tous un impact direct sur les populations :

  • Hydraulique villageoise avec la réhabilitation de tous les forages existant sur trois (3) des neuf (9) provinces du Gabon ;
  • Etude environnementale dans la zone de Moanda, et notamment la réhabilitation de la rivière Moulili, déversoir de la mine, Centre Nationale de Prévention et de Précaution contre les Rayonnements Ionisants (CNPPRI) relatif aux mesures des radiations provenant de l’ancien site de la COMUF démantelé.

En ce qui concerne l’Hydraulique Villageoise, tous les Appels d’Offres ont été attribués après des premiers appels d'offre infructueux. Les travaux commenceront en novembre 2009. Les travaux sur la politique de l’eau en milieu rural sont terminés et les rapports finaux sont en cours d'approbation par le gouvernement, qui s'est engagé formellement à assurer un entretien correct des points d'eau. Pour permettre la poursuite des activités, un avenant à incidence financière nulle a été finalisé pour prolonger la période de mise en œuvre.

S’agissant du CNPPRI, les activités se sont poursuivies normalement en 2008 et depuis le 1er janvier 2009 AREVA a repris le financement du CNPPRI, le protocole contenant les termes de ce transfert a été finalisé.

Fin novembre 2009, un séminaire de restitution des activités du programme a été organisé. Ce séminaire a eu pour objet de présenter les derniers outils d’évaluation du potentiel minier du Gabon, ainsi que d’informer le public de la mise en place d’un guichet unique pour faciliter l’obtention des permis miniers.

20 / 03 / 2015
View(2048) - Like (0) - Dislike